Traduit et adapté par Isis Panthea de l’article
Revamp Your Eating Patterns In Three Easy Steps” par Gabriele Kushi

Tiré du site de Susun Weed

C’est le moment de se remettre doucement des fêtes et après avoir abusé de la bonne chaire, je me suis laissé aller dans une réflexion à propos de notre relation avec la nourriture en tant que wiccans.  Les praticiens sont en général de bons vivants, aimant les bonnes choses de la vie, dont les cadeaux offerts par notre Terre-Mère : la bouffe !  Manger est si bon… mais c’est encore meilleur lorsque la nourriture consommée est en accord avec les énergies de nos corps.  Parfois, nous perdons de vue l’importance de consommer des repas équilibrés à cause d’un rythme de vie trop rapide.  Prenons donc le temps de se rappeler de la nécessité d’être en harmonie avec la terre et donc : notre corps.

Voici donc une méthode simple en trois étapes pour identifier nos mauvaises habitudes de consommation.

Étape 1) Tenir un journal

Écrivez tout ce que vous mangez et buvez, tous les jours, pendant une semaine.  Cette étape est très importante pour conscientiser vos habitudes et pour réaliser comment vous nourrissez votre corps.  Ayez toujours votre journal à porté de main.  Soyez honnête et évitez de vous juger pendant le processus.

Écrivez la nourriture que vous mangez et buvez, le moment et la quantité.  Soyez spécifique : est-ce un repas complet ou seulement collation ?  Combien de temps avez-vous pris pour manger et combien de fois vous mâchez pour chaque bouchée ?  Buvez-vous pendant le repas ?  Savourez-vous vos repas ou vous mangez par obligation ? Aussi, apprenez à estimer vos portions.

Écrivez comment vous vous sentez après le repas ou après une boisson, et après quelques heures, incluant les effets physiques et émotifs.

Il est aussi important d’analyser le processus d’élimination car ce dernier fait parti de vos habitudes alimentaires.

Remarquez comment vous préparez vos repas.  Observez votre langage corporel.

Étape 2) Analyse

Après une semaine, examinez le contenu de votre journal.  Vous aurez une très bonne idée de la nature de vos habitudes.  Peut-être remarquerez-vous que vous consommez beaucoup d’aliments sucrés, que votre portion de viande augmente ou que vous mangez trop rapidement.  Peut-être que vous remarquerez que vous êtes occupés à faire vos tâches ménagères pendant que vous cuisinez.  Au moment de vous installer pour manger, êtes-vous trop nerveux et avez envie seulement de vous écraser devant la télé ?

Étape 3) Faire des changements

Mangez 3 repas complets et variés tous les jours ainsi qu’une ou deux collations nutritives entre ceux-ci.

Si vous désirez manger des aliments plus nutritifs, voici une suggestion: procurez-vous une grande boîte et mettez-y tous les aliments non-nutritifs et malsains.  Nettoyez votre réfrigérateur et votre garde-manger.

Commencez à lire les étiquettes de nutrition sur les aliments, éliminez ceux qui incluent des sucres et des lipides et achetez des aliments organiques autant que possible.

Augmentez les portions d’aliments riches en protéines comme les légumineuses, les graines, les noix et les grains entiers.  Diminuez la consommation des aliments riches en gras animal.

Remplacez le sucre raffiné et le sirop de maïs par le sirop d’érable, le miel ou le sirop de riz.

Consommez des produits de grains entiers et réduisez les produits de farine blanche.

Consommez plutôt des fruits et des légumes de saison et locaux.

Remplacez l’alcool, les boissons gazeuses et le café par l’eau, le thé vert et les infusions.

Suivre ces étapes simples et en changeant graduellement vos habitudes, vous attirerez l’abondance et la santé dans votre vie.  Recommencez l’exercice du journal régulière pour conserver un focus sur vos habitudes.

Bonne bouffe !

La Haute-Prêtrise Wiccane

Pour certains, la Haute-Prêtrise Wiccane est un mythe, une légende urbaine et un concept dépassé, voir même, inutile. La Haute-Prêtrise est une fonction qui m’appelle depuis la création de mon coven et qui me fascine à la fois. Au début, je voyais la Haute-Prêtrise seulement comme une fonction de leadership dans un groupe mais avec le temps, j’ai compris que la Haute-Prêtrise est, au même titre que le chaman, la prêtrise, le mage, était beaucoup plus complexe que je ne le croyais.

La communauté païenne est habituellement divisée en deux groupes d’opinion face à la Haute-Prêtrise : ceux qui y donne un sens sacré et ceux qui la méprisent. Déjà, démystifions le terme « Haut ». Je ressens parfois un mépris dans la communauté face au terme « Haute-Prêtrise » car le mot « Haut » dérange, remet en question l’égalité des rôles dans un coven et instaure un inconfort à propos de la pseudo-hiérarchie qui existe (ou n’existe pas) dans les covens. D’abord, le mot « Haut » n’est pas utilisé pour indiquer une supériorité face aux autres membres du coven – ceux qui abusent de ce titre pour s’élever et écraser les autres membres d’un groupe, ne sont pas à leur place car n’ont rien compris à la Haute-Prêtrise. Aussi, ceux qui élèvent les Haut-Prêtres et Haute-Prêtresses au détriment des autres membres, se font de grandes attentes et à la première erreur humaine les accusent d’abuser de leur pouvoir peuvent aussi aller se rhabiller.

Le mot « Haut » n’est pas utilisé pour signifier « plus grand que » ou « plus important que » il est plutôt utiliser pour spécifier que la personne a choisi de développer sa prêtrise, de la rendre plus complexe, d’utiliser des techniques d’invocation plus avancées, d’utiliser la Haute-Magie a des fins de communications divines, d’intégrer la prêtrise au quotidien et d’être en lien avec les énergies divines constamment, à performer tous les rites de passage et surtout, est prêt à diriger son groupe et à enseigner. Le dernier aspect est d’ailleurs celui qui distingue le plus la Prêtrise de la Haute-Prêtrise. Car dans la Wicca, tous les praticiens sont des prêtres et prêtresses. Pas besoin de maître, ni de texte sacré ou d’initiation supérieure pour devenir prêtre ou prêtresse dans la Wicca, c’est ce qui fait sa beauté d’ailleurs. Que nous, et le divin. Où se dessine alors la Haute-Prêtrise dans ce décor? Le Haut-Prêtre et la Haute-Prêtresse guident un groupe (habituellement un coven) de Prêtres et Prêtresses, instaurent l’égrégore, sont les porte-paroles et gardiens de ce même égrégore, transmettent le savoir que ce soit dans le silence, dans l’action ou dans la parole, et sont en constante relation avec les déités associés à l’égrégore et aux membres du groupe. Tous les Prêtres et Prêtresses représentent le Dieu et la Déesse dans un cercle; le HP et la HPS ne font pas que les représenter, ils sont leur véhicule et mettre en action leur énergie. Les Prêtres et Prêtresses étudient et sont en relation avec les dieux et déesses; le HP et la HPS comprennent tous les archétypes et visages du Dieu et de la Déesse et les incarnent à la fois physiquement, psychologiquement et spirituellement, au besoin.

On en tire donc la conclusion que, sans un groupe/égrégore, le titre de Haute-Prêtrise n’a pas autant d’impact, dans la Wicca du moins. (Personnellement, je connais des gens qui se disent Haut-Prêtre ou Haute-Prêtresse sans être associés à aucun groupe et leur titre réside surtout dans le fait qu’ils sont officiants. Comme quoi tout est possible.) Sachant tout ceci, nous pouvons affirmer que le HP et la HPS ne sont pas les intermédiaires entre les Prêtres et Prêtresses et le divin. Ils peuvent le devenir d’une certaine manière en étant des conseillers, des enseignants, des guides mais leur fonction ne se résume pas du tout à ça. Du moins, pas dans ma conception des choses.

Est-ce que le HP et la HPS sont les fondateurs et dirigeants du coven par automatisme? Encore là, certains diront que oui, certains diront que non. Chaque coven possède sa manière de fonctionner, que ce soit à propos de la hiérarchie, des fonctions dans un cercle ou des rôles de chacun. Pour ma part, la réponse est non. Nous sommes six membres dans notre coven et six voix sont entendues. Je suis à la fois Haute-Prêtresse et co-fondatrice. L’autre co-fondatrice n’est pas Haute-Prêtresse mais elle est Elder, par choix. Jamais elle n’a eu le désir d’être la HPS mais son rôle de co-leader est présent et rien n’empêche qu’elle soit officiante de rituel. Le HP n’est pas co-fondateur mais il est un membre fondateur présent depuis le tout début, son leadership a donc une grande place. Les 3 autres membres ont chacun leur fonction déterminé et de plus en plus, ils s’approprient un rôle bien à eux.

La Haute-Prêtrise est un état mais aussi une fonction. Dans notre coven, une personne s’occupe de la purification, une autre s’occupe de faire des sigils, une autre accompagne le HP et la HP, etc… comme eux, le HP et la HPS ont des fonctions précises, dont l’invocation des dieux et des déesses et d’assurer leur présence tout au long des rituels, particulièrement lors des sabbats. C’est en fait une fonction ni plus ni moins importante que les autres.

Aptitudes à développer
Humilité
Honnêteté
Compassion
Empathie
Leadership
Enseignement
Coaching
Responsabilisation des actes et décisions
Dévotion
Altruisme

Domaines à explorer et à approfondir

Magie de groupe (travail d’énergie)
Haute-Magie
Magie invocatoire et évocatoire
Psychisme
Divination et présages
Psychologie sacrée
Archétypes et mythologie
Rites de passage et initiatiques
Symbolique de la Roue de l’Année
Mise en scène rituelle
Méthodes de guérison

Mon cheminement de Haute-Prêtresse a été le cheminement initiatique le plus authentique et le plus intense de ma vie. J’ai vécu les épreuves nécessaires, je suis tombée dans certains pièges de l’égo, je suis tombée pour mieux me relever et j’ai fait les sacrifices nécessaires pour comprendre. Ce ne fut pas facile, aucun cheminement ne l’est. Et je considère que ça ne fait que commencer.

Mon souhait est de faire reconnaître la Haute-Prêtrise dans le clergé Wiccain comme un état et une fonction aussi précis que la Prêtrise ou toute autre discipline et de la démystifier dans le but de briser le mépris et l’incompréhension. J’aimerais aussi cesser les jugements inter-traditions néo-païennes du style « les Wiccains sont hiérarchiques et ce sont la HPS et le HP qui décident tout dans un coven » qui enlève toute dimension sacrée à la fonction de Haute-Prêtrise. J’espère avoir réussi un peu à expliquer ma vision de la Haute-Prêtrise qui demeure personnelle et, peut-être, avec le temps, je réussirai à la démystifier sans lui retirer son essence sacrée.

Dernièrement, j’ai reçu des messages de lecteurs à partir du site du coven nous demandant à la fois pourquoi nous ne nous affichons pas wiccains et aussi, comment nous faisons pour fonctionner dans un groupe éclectique sans structure précise liée à une tradition.

J’ai cru bon de faire un message à ce propos car même si nous expliquons qui nous sommes dans ce site, il semble que nos “étiquettes” ne soient pas claires.

D’abord, j’aimerais commencer par dire que justement, nous tentons d’éviter les étiquettes. Beaucoup de choses ont changé dans la dernière année et nous avons décidé en groupe ce que nous sommes, ce que nous sommes pas et ce que nous voulons être en tant que groupe. Nous avons mis de côté un peu nos traditions propres pour créer une énergie de groupe, pour créer une structure de groupe.

Je ne suis pas gênée de dire que notre structure est d’influence wiccane car, c’est la toute première tradition des fondatrices du coven donc ça va de soi. Toutefois, nous sommes beaucoup trop éclectiques pour affirmer être wiccans. Nous intégrons de plus en plus du chamanisme, de la haute-magie et du mysticisme. Moi-même, j’aime la wicca et j’étudie actuellement une tradition wiccane. Mais est-ce que ces intérêts me définissent en tant que personne? Pas du tout. Je suis à la fois adepte de l’hindouisme et de la théosophie. Est-ce que ça fait de moi une personne moins bonne parce que je comble mes différents intérêts? C’est la même chose pour le coven. Il est certain que le coven a des intérêts et des spécialités en tant que groupe et c’est ce que nous explorons et développons.

S’intéresser aux fondements même de la wicca et utiliser ce qu’elle a de meilleure à offrir ne nous définit pas comme wiccains, comme utiliser des fondements et techniques du chamanisme ne nous définit pas comme chamane. Nous sommes païens et des praticiens de magie. Nous sommes des étudiants des anciennes religions de la terre, du mysticisme et de l’ésotérisme.

Pour ce qui est de comment fonctionner? Du respect, de l’amour et de la confiance. Non ces valeurs ne sont pas faciles à atteindre. Elles devraient l’être par contre. Nous nous assumons, ce qui aussi, n’a pas toujours été le cas et qui est aussi difficile à faire. Ça prend des erreurs, des questionnements, des remises en question et du travail. Nous nous écoutons et écoutons les besoins du groupe. Si le groupe est appellé par certaines déités, disons du panthéon égyptien, eh bien, c’est que le groupe a quelque chose à apprendre dans ce sens. Nous nous laissons guidés par les énergies du groupe, par nos guides et par nos deux déités titulaires qui nous guident depuis quelques mois.

Voilà mes pensées brèves à ce propos. Probablement que mes pensées évolueront. L’essentiel c’est que nous sommes inspirés par un arbre nommé Yggdrasil qui a plusieurs branches et plusieurs racines. C’est ce que nous sommes.

Ce matin je me suis levée avec cette question et je n’arrivais pas à répondre concrètement tellement il y avait de réponses. J’ai ouvert la télévision en buvant mon café et je suis tombée sur une entrevue avec Grégory Charles qui parlait de sa récente chanson à succès I think of you. Il expliquait la dynamique d’un groupe de chanteurs dans une chorale. Ce qu’il disait a résonné à l’intérieur de moi, comme une réponse à ma question.

Étant moi-même une mélomane, j’ai donc décidé de faire l’analogie d’une dynamique de coven et d’une dynamique d’une chorale.

Être dans une chorale est très difficile. Il faut être à l’écoute de soi d’abord et s’accorder avec les autres. Au moment d’un spectacle, “les autres” ne doivent pas être perçu comme des individus mais comme une parcelle essentielle d’une énergie amalgame nommée groupe. Lorsqu’un chanteur chante avec la tête, avec aucune émotion et qu’il n’est pas en accord avec l’énergie de groupe et ceci provoque une faille dans le groupe et une instabilité qui mène à la possibilité d’un échec: fausses notes, désharmonie, désaccords, conflits, malaises, etc…

Il ne faut pas se leurer : nous vivons dans un moment individualiste qui permet difficile de vivre en groupe ou, à l’autre extrême, qui encourage la dépendance d’un groupe. Être en groupe est un choix. Et de bien vivre ce choix est aussi un choix en soi.

Les gens recherchent plus des écoles que des covens. On recherche le savoir ésotérique accessible et des réponses à nos questions. Est-ce que ces mêmes personnes recherchent l’harmonie d’un groupe? On ne réalise pas ce fait tant que nous ne le vivons pas: comprendre une énergie de groupe c’est d’abord et avant tout se connaître soi-même. Avec un groupe, on se découvre profondément, regardant en face nos pires défauts, nos plus grandes peurs, prenant conscience de nos limites les plus difficiles. Avec ce groupe, c’est aussi d’assumer nos défauts, d’acquérir de la force pour vivre ses peurs, prenant conscience que la vie est un beau défi que surtout, nous ne sommes pas seuls pour vivre.
Tout comme la chorale, un coven recherche l’expérience de vie et le sentiment d’extase d’être en contact avec le divin, en groupe. Pouvoir lever l’énergie à un niveau si intense que seul aurait été difficile. Que ce soit par la cérémonie, la magie, la prière, la méditation. Vivre avec ses illuminations et pouvoir les partager dans un environnement de Perfect Love and Perfect Trust*.

* Concept wiccain d’amour parfait et de confiance parfaite

Autant de gens recherchent un coven mais autant de gens critiquent la vie de groupe. À tous ceux qui cherchent et ne trouvent pas, si vous êtes dûs pour trouver, vous trouverez.

Par Isis